Qu’est-ce que le visa espagnol de résidence non lucrative ?
Il s’agit de la résidence non lucrative espagnole (residencia temporal no lucrativa) : le droit de vivre en Espagne sans y travailler, car vos ressources personnelles suffisent à subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille. Les retraités, les personnes vivant de leur épargne ou de revenus locatifs, ainsi que les familles qui font une pause professionnelle y ont recours.
Vous devez déposer votre demande auprès du consulat espagnol compétent pour votre lieu de résidence légale. Une fois le visa délivré, vous vous installez en Espagne et obtenez votre carte de séjour, la TIE, auprès de la police. Le premier titre est valable 1 an ; chaque renouvellement est ensuite valable 2 ans, à condition que vous remplissiez toujours les critères.
Peut-on travailler avec un visa de résidence non lucrative ?
Non. Le visa de résidence non lucrative n’autorise aucune activité professionnelle en Espagne : ni emploi salarié, ni activité indépendante, ni entreprise que vous dirigez. Les consulats indiquent également qu’il n’autorise pas le télétravail. Si vous travaillez à distance pour un employeur ou des clients à l’étranger, le visa de Digital Nomad est conçu à cet effet.
Vos projets peuvent évoluer : une fois en Espagne, vous pouvez demander à changer de statut pour obtenir un permis de travail sans retourner dans votre pays. Après un an de résidence, l’emploi n’a plus à satisfaire au critère selon lequel personne en Espagne ne pourrait l’occuper.
Conditions du Non-Lucrative Visa en Espagne en 2026
Le visa s’adresse aux ressortissants de pays hors UE, EEE et Suisse qui :
- Disposent de ressources suffisantes pour vivre en Espagne sans travailler, pour eux-mêmes et leur famille (voir ci-dessous) ;
- Ont une assurance maladie privée auprès d’un assureur agréé en Espagne ;
- Ont un casier judiciaire vierge dans les pays où ils ont vécu au cours des cinq dernières années ;
- Ne souffrent d’aucune maladie susceptible d’avoir de graves conséquences pour la santé publique (un certificat médical l’atteste) ;
- Ne séjournent pas irrégulièrement en Espagne et ne font pas l’objet d’une interdiction d’entrée dans l’espace Schengen.
De combien d’argent avez-vous besoin en 2026 ?
Le montant est calculé selon l’IPREM, l’indice de référence espagnol pour les aides publiques (600 € par mois en 2026) : 400 % de ce montant pour vous, auxquels s’ajoutent 100 % pour chaque membre de la famille qui vous accompagne.
| Composition du foyer | Par mois | Par an |
|---|
| Vous seul | €2,400 | €28,800 |
| Vous et votre partenaire | €3,000 | €36,000 |
| Vous, votre partenaire et un enfant | €3,600 | €43,200 |
| Vous, votre partenaire et deux enfants | €4,200 | €50,400 |
Une pension, des loyers, des dividendes ou des intérêts sont considérés comme des revenus. Vous pouvez également présenter une épargne couvrant toute la durée du titre : €28,800 pour une personne au cours de la première année. Présentez les justificatifs correspondant à votre situation réelle : relevés bancaires sur plusieurs mois, attestations de pension, contrats de location, accompagnés d’une traduction assermentée en espagnol.
De quelle assurance maladie avez-vous besoin ?
Une assurance maladie souscrite auprès d’un assureur agréé en Espagne, pour toute la première année. Les consulats ajoutent leurs conditions : une couverture équivalente à celle du système public espagnol, sans quote-part ni délai de carence ; l’assurance voyage est refusée. Notre guide sur les soins de santé en Espagne compare les options.
Les retraités d’un pays de l’UE ou d’un pays ayant conclu un accord de sécurité sociale avec l’Espagne peuvent parfois bénéficier du système public à la place : demandez à votre caisse de retraite le certificat attestant de vos droits.
Votre famille peut-elle vous accompagner ?
Oui. Votre famille peut déposer sa demande en même temps que vous :
- Votre conjoint ou partenaire enregistré ;
- Vos enfants de moins de 18 ans, ainsi que les enfants plus âgés en situation de handicap ou incapables de subvenir à leurs besoins.
La réglementation ne mentionne pas les parents, mais certains consulats (New York, Los Angeles, Houston) acceptent également les parents à charge : renseignez-vous auprès du vôtre. Chaque membre de la famille ajoute 600 € par mois (7 200 € par an) au montant que vous devez justifier.
De votre canapé à votre carte de séjour espagnole. Chaque étape vous indique quoi faire et combien cela coûte. Avec un compte AnchorLess gratuit, cochez les étapes une par une et bénéficiez de l’aide d’experts lorsque vous en avez besoin.
1
Vérifiez que vous remplissez les conditions
2 400 € par mois (ou 28 800 € d’économies) pour vous, davantage pour votre famille, aucune activité professionnelle en Espagne, une assurance maladie privée et un casier judiciaire vierge.
Faites le test en 30 secondes2
Obtenez votre NIE
L’Espagne vous attribue un numéro d’étranger au cours de la procédure, mais une banque, un propriétaire ou un notaire vous le demandera avant votre installation : pour ouvrir votre compte, louer votre logement ou acheter une maison en Espagne. Vous pouvez l’obtenir depuis l’étranger.
Avec nous : à partir de 199 €À partir de 48 heures
Obtenir mon NIE3
Ouvrir un compte bancaire espagnol
La loi ne l’exige pas, mais un compte espagnol contenant votre épargne constitue une preuve simple de vos ressources, et vous en aurez besoin pour payer votre loyer et vos factures une fois sur place.
Avec nous : 659 €Aucun déplacement requis
Ouvrir mon compte4
Souscrivez une assurance maladie
Une police souscrite auprès d’un assureur agréé en Espagne, pour une durée d’au moins un an. Les consulats exigent une couverture équivalente à celle du système public, sans quote-part ni délai de carence.
Payée pour la première année
En savoir plus sur les soins de santé en Espagne5
Constituez votre dossier
Vos justificatifs de ressources, vos certificats de casier judiciaire, un certificat médical, votre police d’assurance : la liste complète des pièces à fournir figure ci-dessous. Faites d’abord apostiller les documents, puis faites-les traduire en espagnol par un traducteur assermenté.
Apostille, puis traduction assermentée
Posez-nous vos questions lors d’un appel gratuit6
Déposez votre demande au consulat
Prenez rendez-vous au consulat espagnol compétent pour votre lieu de résidence (beaucoup passent par les centres BLS), déposez votre demande en personne et payez les frais. L’administration espagnole décide de l’octroi du titre de séjour, puis le consulat délivre le visa.
Frais de visa : €90Décision sous 3 mois
Trouvez votre consulat7
S’installer en Espagne et obtenir votre TIE
Retirez votre visa dans un délai d’un mois, entrez en Espagne pendant sa période de validité (90 jours dans de nombreux consulats), inscrivez votre adresse à la mairie (empadronamiento) et demandez votre TIE auprès de la police dans le mois suivant votre arrivée : le guide de la prise de rendez-vous explique comment réserver.
Frais de TIE : 16,08 €
Lire le guide du TIE
Quel est le coût du Non-Lucrative Visa en Espagne ?
| Frais | Quand | Montant |
|---|
| Frais de visa national, par demandeur | Au consulat | 90 € (citoyens américains : 140 $, citoyens britanniques : 516 £ à Londres, citoyens canadiens : 1 085 CAD à Toronto) |
| Frais de titre de séjour (formulaire 790, code 052) | Au consulat | 10,94 € |
| Frais de carte TIE (formulaire 790, code 012) | À la police, en Espagne | 16,08 € |
Ajoutez les apostilles et les traductions assermentées de vos documents, le certificat médical et une année d’assurance maladie : leur coût dépasse celui des frais.
Combien de temps cela prend-il ?
La loi accorde à l’administration 3 mois au maximum pour prendre une décision ; l’absence de réponse vaut refus. Vous récupérez ensuite votre visa dans un délai d’un mois et entrez en Espagne pendant sa période de validité. La collecte, l’apostille et la traduction de vos documents prennent plusieurs semaines avant cela.
- Jour 0Vous déposez votre demande au consulat
- 3 moisau maximum pour la décision
- 1 moispour demander votre TIE après votre arrivée
- 1 anvotre premier titre de séjour
- 2 ansà chaque renouvellement
- 5 ansrésidence de longue durée
- 10 ansnationalité (2 pour les ressortissants ibéro-américains)
Pourquoi les demandes sont-elles refusées ?
- Des ressources inférieures au seuil requis ou qui ne semblent pas stables (un dépôt important effectué juste avant la demande) ;
- Des revenus professionnels, même issus du télétravail : il s’agit d’un cas relevant du visa Digital Nomad ;
- Une assurance maladie avec des quotes-parts ou des délais de carence, ou une assurance voyage ;
- Des apostilles manquantes, des traductions non assermentées ou un extrait de casier judiciaire trop ancien ;
- Une demande déposée auprès d’un consulat dans un pays où vous ne résidez pas légalement.
Un doute concernant votre demande ? Réservez un appel gratuit pour obtenir des éclaircissements.
Liste des documents pour le visa non lucratif en Espagne
Chaque consulat part de la même liste, puis ajoute ses propres éléments : téléchargez la liste de contrôle de votre consulat avant de prendre rendez-vous. Apportez :
- Le formulaire de demande de visa national et le formulaire de demande de séjour (EX-01) ;
- Une photo d’identité récente ;
- Votre passeport, valable au moins un an ;
- Un justificatif attestant que vous résidez légalement dans le pays où vous déposez votre demande, si vous n’en êtes pas ressortissant ;
- Votre justificatif de ressources : attestations de pension, relevés bancaires, revenus d’investissements ou revenus locatifs ;
- Votre attestation d’assurance maladie ;
- Vos extraits de casier judiciaire des pays où vous avez résidé au cours des cinq dernières années ;
- Un certificat médical attestant que vous n’êtes atteint d’aucune maladie ayant de graves conséquences pour la santé publique ;
- Les reçus de paiement des frais.
Chaque document public étranger doit être muni d’une apostille et accompagné d’une traduction assermentée en espagnol. Le NIE n’est pas nécessaire pour déposer votre demande : l’Espagne vous en attribue un au cours de la procédure.
- Premier titre : 1 an.
- Renouvellements : 2 ans à la fois, à condition de disposer toujours des ressources et de l’assurance, et d’avoir vécu en Espagne plus de 183 jours au cours de l’année.
- Résidence de longue durée après 5 ans de résidence légale en Espagne.
Demandez le renouvellement au cours des deux mois précédant l’expiration de votre titre, ou jusqu’à trois mois après, avec une éventuelle amende. L’administration dispose de trois mois pour répondre ; l’absence de réponse vaut acceptation.
Résidence de longue durée et nationalité
Après cinq ans de résidence légale continue, vous pouvez demander la résidence de longue durée (residencia de larga duración), qui vous permet de vivre et de travailler en Espagne. Pour obtenir la nationalité espagnole, il faut justifier de 10 ans de résidence légale, ou de 2 ans pour les ressortissants des pays ibéro-américains, d’Andorre, des Philippines, de la Guinée équatoriale et du Portugal. Notre guide pour devenir résident légal en Espagne présente chaque statut.
Le visa non lucratif et les impôts en Espagne
Si vous vivez en Espagne plus de 183 jours au cours d’une année civile, ou si vous y établissez le centre de vos intérêts, vous devenez résident fiscal espagnol : vos revenus mondiaux, y compris vos pensions, sont imposés en Espagne selon des taux progressifs, avec des crédits d’impôt pour les impôts payés à l’étranger en vertu des conventions fiscales. Notre guide sur la résidence fiscale en Espagne explique les règles.
- Les avoirs détenus à l’étranger doivent être déclarés sur le formulaire 720 lorsqu’une catégorie d’actifs (comptes, placements, biens immobiliers) dépasse 50 000 €. Notre calendrier des échéances fiscales espagnoles indique la période du 1er janvier au 31 mars, ainsi que celle de la déclaration de revenus.
- L’impôt sur la fortune dépend de votre région (700 000 € exonérés par défaut ; certaines régions accordent une exonération totale), auquel s’ajoute un impôt national de solidarité au-delà de 3 millions d’euros.
- Le taux forfaitaire de la Beckham Law s’applique aux personnes qui s’installent en Espagne pour travailler ou créer une entreprise : les résidents non lucratifs, qui ne peuvent pas travailler, n’y sont pas éligibles.
Préparez votre installation avec un conseiller fiscal qui connaît les deux pays, avant de devenir résident fiscal.
Visa non lucrative ou visa Digital Nomad ?
| Non lucrative | Digital Nomad |
|---|
| Travail | Aucun | À distance, pour des entreprises à l’étranger |
| Revenus nécessaires, seul | 2 400 € par mois | 2 442 € par mois provenant d’un emploi |
| Où déposer votre demande | Uniquement au consulat | Au consulat ou en Espagne |
| Premier titre | 1 an | Jusqu’à 3 ans |
| Régime fiscal Beckham | Non | Possible pour les salariés |
À la retraite ou vivant de leur épargne et de leurs revenus locatifs : le Non-Lucrative Visa. Toujours en activité, à distance : le visa de nomade numérique. Notre guide des visas espagnols compare les autres options, et notre guide sur la retraite en Espagne présente les coûts et les villes.
Espagne ou Portugal : quel visa de retraite ?
L’Espagne exige 2 400 € par mois pour une personne et ne vous autorise pas à travailler. L’équivalent au Portugal, le visa D7, exige 920 € par mois en 2026 et une épargne équivalente à un an de revenus : consultez notre guide du visa D7 pour le Portugal.